2541 Festival Séries Mania | YCCallmeJulie

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YCCallmeJulie
mes pérégrinations dans l'entertainment lesbien (et gay)
A l'heure américaine | 16.04.2012 - 17 h 37 | 4 COMMENTAIRES
La nouvelle heure américaine : semaine 16 – 2012

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Hasard du calendrier, les séries à dimension politique continuent de pulluler toujours un peu plus sur les écrans américains: après Boss cet automne, Scandal il y a quelques semaines et, dans une moindre mesure, avant The Newsroom cet été – mais assurément la plus attendue, HBO apporte cette semaine sa contribution, sur un mode plus comique et léger, avec Veep, qui se focalise sur les coulisses de la vice-présidence, avec une ancienne sénatrice qui découvre la réalité de son nouveau métier. Avec rien de moins que la formidable Julia Louis-Dreyfus dans le rôle-titre, il n’y a pas à aller chercher bien loin où réside l’évènement de la semaine.

Pourtant, Hollywood fait de la concurrence et parviendra à retenir notre attention avec la venue de fameuses guest-stars dans des séries dont on commençait à se lasser, ou qu’on ne regarde jamais sauf quand – et cela est fréquent – des stars avec un grand S vient s’encanailler dans l’exercice de style du petit écran. Ainsi, Uma Thurman fait enfin son arrivée dans Smash, pour un arc d’au moins cinq épisodes, et, toujours sur NBC, Chloë Sevigny apparaît dans l’épisode de cette semaine de Law & Order: Special Victims Unit, ajoutant une nouvelle pierre à l’édifice des invités prestigieux de la série tels que Sharon Stone, Robin Williams, Jeremy Irons ou encore… Isabelle Huppert.

http://youtu.be/nFMdtergt1Y
http://youtu.be/AiPuQ6NCQns

Enfin, certaines essaieront de tirer leur épingle du jeu en revenant après une longue absence (Parks and Recreation) quand d’autres essaieront, tant bien que mal, de sauver les meubles avec leurs dernières cartouches: ainsi, après Unforgettable, Body of Proof et Eastbound & Down dont je n’avais pas annoncé pas les fins de saison (ou séries pour certaines, voire, toutes d’entre elles) la semaine dernière – en même temps, elles ne m’ont pas l’air d’être pieusement suivies – c’est au tour de Raising Hope et de Ringer de tirer leur  révérences cette semaine. Si la première est d’ores et déjà sauvée et renouvelée, on ne donnera pas cher de la peau des aventures de « Buffy et Sa Jumelle Maléfique », qui a de fortes chances de disparaître une bonne fois pour toutes cette semaine.

Petit bonus – certes, surtout adressé aux parisiens: le festival Séries Mania lance sa troisième édition qui a lieu toute la semaine, du 16 au 22 avril, au Forum des Images (en entrée libre). Elle donnera l’occasion, sur grand écran, des intégrales de séries américaines, comme les saisons 2 de Boardwalk Empire, Game of Thrones, ou encore The Walking Dead, et d’autres nationalités (française, israélienne…) . Dans le «marathon comédies», on pourra entre autres découvrir deux épisodes de la série Threesome, sur un ménage à trois d’un couple hétéro avec leur meilleur ami gay. Elle proposera aussi un panorama de la production mondiale (de l’Australie à la Corée du Sud), avec un focus sur la production britannique, des débats et des rencontres, notamment avec Terence Winter, créateur de Boardwalk Empire, ou encore Dominic West, le fameux Jimmy McNulty de The Wire. A mon avis, ce sera assez anecdotique, mais sait-on jamais, et c’est gratuit donc.

Lundi 16 avril :

  • Castle 4.21 – Headhunters
  • Gossip Girl 5.20 – Salon of the Dead
  • Hart of Dixie 1.18 Bachelorettes & Bullets
  • House 8.17 – We Need The Eggs
  • How I Met Your Mother 7.21 – Now We’re Even
  • Smash 1.11 – The Movie Star
  • The Secret Life of the American Teenager 4.17 – Suddenly Last Summer
  • 2 Broke Girls 1.21 – And the Messy Purse Smackdown

Mardi 17 avril :

  • Cougar Town 3.08 – Ways To Be Wicked
  • Glee 3.16 – Saturday Night Glee-ver
  • New Girl 1.21 – Kids
  • Private Practice 5.18 – It Was Inevitable
  • Raising Hope 2.22 – I Want My Baby Back, Baby Back, Baby Back (season finale)
  • Ringer 1.22 – I’m The Good Twin (season finale)
  • 90210 : diffusion de l’épisode 4.21 le 24 avril

Mercredi 18 avril

  • Best Friends Forever 1.03 – Put A Pin In It
  • Betty White’s Off Their Rockers 1.04 – Episode 4
  • Don’t Trust the B—- in Apartment 23 1.02 – Daddy’s Girl…
  • Law & Order : SVU 13.18 – Valentine’s Day
  • Modern Family 3.20 – The Last Walt
  • Revenge 1.17 – Doubt
  • Suburgatory 1.19 – Entering Eden
  • The Middle : diffusion de l’épisode 3.21 le 2 mai

Jeudi 19 avril

  • Awake 1.08 – Nightswimming
  • Community 3.16 – Virtual Systems Analysis
  • Grey’s Anatomy 8.20 – The Girl With no Name
  • Missing 1.06 – A Busy Solitude
  • Parks and Recreation 4.19 – Live Ammo
  • Scandal 1.03 – Hell Hath No fury
  • The Big Bang Theory : diffusion de l’épisode 5.22 le 26 avril
  • The Office 8.21 – Angry Andy
  • The Secret Circle 1.19 – Crystal
  • The Vampire Diaries 3.19 – Heart Of Darkness
  • Touch 1.05 – Lost and Found
  • 30 Rock 6.18 – Murphy Brown Lied To Us

Vendredi 20 avril :

  • Blue Bloods : diffusion de l’épisode 2.20 le 27 avril
  • Fairly Legal 2.06 – What They Seem
  • Fringe 4.19 – Letters of Transit
  • Grimm 1.18 – Cat and Mouse
  • Magic City 1.03 – Castles Made of Sand
  • Nikita 2.19 – Wrath
  • Supernatural 7.19 – Of Grave Importance

Dimanche 22 avril :

  • Desperate Housewives : diffusion de l’épisode 8.20 le 29 avril
  • GCB : diffusion de l’épisode 1.09 le 29 avril
  • Game Of Thrones 2.03 – Garden of Bones
  • Girls 1.02 – Vagina Panic
  • Harry’s Law 2.18 – Breaking Points
  • Mad Men 5.06 – Far Away places
  • Nurse Jackie 4.03 – The Wall
  • NYC 22 1.02 – Firebomb
  • Once Upon A Time 1.19 – The Return
  • The Big C 3.03 – Bundle of Joy
  • The Borgias 2.03 – The Beautiful Deception
  • The Good Wife 3.21 – The Penalty Box
  • The Killing 2.05 – Ghosts of the Past
  • Veep 1.01 – Fundraiser (series premiere)
TV Shows | 09.04.2011 - 06 h 54 | 1 COMMENTAIRES
Festival Séries Mania : interview avec François-Pier Pelinard-Lambert sur « Les Séries du monde »

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Amateurs de séries et habitants de la capitale, réjouissez-vous : la semaine prochaine, du 11 au 17 avril, se tiendra au Forum des Images la deuxième saison du Festival Series Mania dont je vous avais déjà parlé ici (à noter d’ailleurs un petit changement dans la liste des guests : l’absence de Lisa Kudrow – mais rassurez-vous, le casting des invités n’en reste pas moins très alléchant).

Cette semaine est l’occasion de visionner gratuitement un large panel de séries en tout genre. C’est aussi l’occasion d’entendre les professionnels parler (via de nombreuses conférences et tables rondes) de leurs projets et de leur vision de la production TV. François-Pier Pelinard-Lambert, expert es-séries des médias français, s’est occupé de la programmation « séries du monde » qui présente des projets venus d’Australie, du Canada, de Corée du Sud et également d’Israël (avec le très gay Mary Lou à découvrir en fin d’article). Non, il n’y a pas que les séries US ou britanniques dans la vie. La preuve avec cette programmation. Retour avec lui sur ce qui fait la saveur de cette sélection.

La suprématie de la production américaine en matière de séries TV est indéniable (il suffit d’éplucher un programme TV français pour s’assurer de l’abondance des projets made in US). Cette suprématie a-t-elle influencé votre regard sur le choix de la programmation?

Le critère de sélection a été d’abord et bien évidemment la qualité. L’autre critère de sélection, c’est qu’on sait pertinemment que la plupart des pays retenus ne vont pas s’amuser à singer la production américaine. On voulait centrer notre choix sur certains pays qui ne sont pas forcément identifiés en matière de fiction télé. Mon travail, c’était avec deux autres programmateurs, de repérer des fictions moins connues. Elles offrent quelque chose qui ne ressemble pas à la fiction américaine et qui est proche de la culture du pays. L’idée est vraiment, à partir de formats généraux que sont le polar ou la saga familiale, de voir un peu comment chaque pays réagit. Il y a, à mon avis, un peu trop dans la tête des spectateurs français cette idée que, en dehors de la fiction américaine, voire de la fiction britannique, il n’y aucune autre fiction qui tienne la route dans le monde. C’est faux. On a souvent des visions caricaturales de la fiction espagnole,  allemande ou suédoise, mais c’est simplement dû à la paresse des diffuseurs qui ont peur. Il y a une multiplication des chaînes françaises qui sont obligées d’aller chercher ailleurs, sinon, elles ne font que de la rediffusion. Il faut être un peu original. Beaucoup de professionnels viennent découvrir des séries au Festival. Avec cette programmation,  nous voulions créer des passerelles,  du désir et susciter la curiosité.

Sélection australienne

East West 101 : polar et choc des cultures

[dix premières minutes de l’épisode 1]

La particularité de cette série, c’est que l’un des héros est un australien pur souche et l’autre un libanais de confession musulmane. Ils travaillent tous les deux dans les quartiers multiethniques de Sidney. L’Australie est un pays où la multiethnicité a une influence quotidienne. Il y a un grand et beau mélange mais aussi des conflits entre personnes de culture différentes qui ne se comprennent pas. C’est le cas des deux policiers de la série. On retrouve tout l’intérêt d’un polar avec le plaisir de la résolution de l’intrigue, mais aussi un face à face culturel qui est tout sauf politiquement correct. Et c’est quelque chose, par exemple, que les Américains, en particulier dans le prime-time, ne feront jamais.

Tangle : un saga familiale pas si familière que ça…

Dans le monde entier, l’Amérique du Nord a imposé un certain type de bande-annonce, de travail artistique. Dans le cas de Tangle, on peut reconnaître ce style et se dire : « oui c’est encore une histoire entre deux familles qui se disputent et qui se déchirent ». Sauf que l’Australie est un pays qui est autant influencé par la culture britannique que par la culture américaine. Il y a une façon d’aborder la sexualité, la psychologie des personnages dans cette série que vous ne verrez jamais dans la télévision américaine et qui est différente de la télévision britannique. On a l’impression, au début, de voir une série familière et, au bout du premier épisode, on a parfaitement compris qu’on voit autre chose. Influence de la nature, des origines (l’Australie est un pays  d’immigration récente et c’est important dans l’histoire)… Tous ces éléments ont une importance dans la dramaturgie.

Rake : à la découverte du système législatif australien dans les pas d’un avocat border-line

Le système législatif australien est un mix entre le système américain et le système anglais. La façon dont se comporte le héros, avec beaucoup de liberté, ce qui est dit, ce qu’il en fait ; cela n’a rien  à voir avec ce qui est montré dans les séries judiciaires britanniques. C’est encore autre chose.

Sélection Canadienne : deux séries, en langue française,  produites par Radio-Canada

Aujourd’hui, la fiction la plus dynamique en Amérique du Nord est la fiction québecoise. C’est une fiction remarquable faite avec des moyens limités et une énergie qu’on retrouve assez peu ailleurs. Le Québec est un petit pays où le milieu du cinéma et de la télévision sont en échange permanent (Xavier Dolan écrit sa première série pour Radio Canada). Les 40 meilleures audiences sont des programmes locaux, alors qu’ils sont aux portes des États-Unis.

19-2 : un polar violant et touchant

Une voiture de patrouille circule dans Montréal, avec deux gars qu’on a l’impression de voir sortir de n’importe quelle série américaine. Ils roulent dans des voitures américaines, certains quartiers de Montréal ressemblent beaucoup à ceux d’une ville américaine. Mais il y a un ton, une poésie, une mise en scène des personnages bien différents… 19-2 est  une série extrêmement originale, à la fois violente et très touchante. Elle réunit plus d’un quart de la population québécoise à chaque épisode.

Musée Eden : suspens et rebondissements au 19ème siècle dans le milieu du cirque

C’est une sorte de musée des curiosités, de policier qui se déroule dans le milieu du cirque à Montréal au 19eme siècle. Là encore, il y a un ton, un parti-pris  intéressant parce que le Québec est baigné par la culture nord américaine et la culture française. L’ensemble, le choc des deux, crée une fiction singulière.

Vous faites une jolie part à la sélection en provenance de Corée du Sud. Qu’est-ce qui pour vous explique le succès de ce pays en matière de production TV ?

Le pays a une très forte industrie cinématographique. Il y a des impératifs  de programmation originale dans la loi coréenne : 45% de ce qui doit être diffusé en Corée doit être fait par des producteurs locaux. Ils ont beaucoup de moyens. Les Coréens du Sud ne sont par ailleurs pas très clients de fictions américaines, davantage de fictions européennes. La fiction coréenne  balaie tous les genres. La série que l’on a sélectionnée, Iris, a été achetée en France. C’est la série asiatique qui a le cross-over le plus facile (une bonne partie se déroule en Europe).

Shuno est une grande série historique.  Une guerre féodale dans la Corée du Sud du 17eme siècle. Sur le papier, cela ne donne pas très envie. Mais, il y a un vrai public pour ce type de fiction. Ce public sait  qu’il aura face à lui une vraie qualité de production avec des histoires qui ne sont pas forcément celles qu’il a l’habitude de suivre. Les jeunes, qui ont baigné dans l’univers du manga, ont découvert la fiction coréenne et la consomment de façon quasiment obsessionnelle. [ouvert en 2009, le site européen de diffusion en VOD, dramapassion.com, propose une sélection uniquement nourrie de dramas en provenance de Corée du Sud].

Pour finir, un zoom sur Mary Lou, production israélienne diffusée le dimanche 17 avril à 16h30. Ça vaut le détour.

Revendiquée par ses producteurs comme un croisement entre Glee et Mamma Mia, cette flamboyante série télé musicale réalisée par Eytan Fox (The Bubble, Yossi et Jagger) évoque le parcours d’un jeune homme à la recherche de sa mère. D’amitiés ambiguës en amours plurielles, il devient chanteur travesti dans un cabaret de Tel-Aviv. Prix de la meilleure mini-série israélienne en 2010.

Web series | 14.03.2011 - 09 h 54 | 1 COMMENTAIRES
Festival Séries Mania : l’occasion de (re)découvrir Web Therapy

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Du 11 au 17 avril prochain, le forum des Images présentera la seconde édition du festival Séries Mania. Au programme : le visionnage des séries U.S. qui cartonnent (Boardwalk Empire, Glee), des séries U.K (Misfits) et bien sûr des séries françaises (les Beaux Mecs, diffusé à partir du 16 mars sur France 2). Parmi les invités annoncés : Lisa Kudrow, la Phoebe de Friends. Ce sera l’occasion de revenir sur l’aventure de Web Therapy, une webserie créée par Don Roos et Lisa Kudrow  qui y tient le rôle principal, celui de Fiona Wallice, une thérapeute fatiguée d’écouter les rêves et ressentis de ces patients et qui décide de changer de méthode en travaillant par sessions de quelques minutes via le net. Le ton de cette série humoristique, qui a duré 3 saisons (de 2008 à 2010), joue la carte de la parodie distanciée (pas d’effets, de musique) et cherche subtilement à faire sourire et réfléchir. Pour le plaisir, la session entre Fiona Wallice et Camilla Bowner alias Meryl Streep, une thérapeute elle-aussi, assez particulière puisqu’elle aide les gays à se convertir :  « We take the homo out of sexuality, and we try to help the hetero come… home.” Au total 3 épisodes (en VO) qui ont marqué la fin de la série :

Retrouvez l’ensemble des 3 saisons, visible en ligne, sur le site LStudio : ICI

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