2541 TV Shows | YCCallmeJulie

La bannière doit faire 1005 x 239 pixels

YCCallmeJulie
mes pérégrinations dans l'entertainment lesbien (et gay)
TV Shows | 16.02.2012 - 12 h 14 | 4 COMMENTAIRES
La Saint-Valentin chez Glee : amour, religion et visibilité

Étiquettes : , ,

Oui, je continue de regarder Glee et si de plus en plus souvent je me demande pourquoi, arrive un épisode comme celui diffusé mardi dernier qui me dit je n’aime plus trop mais quand même. La série de Fox dans cet opus 13 de la saison 3 a répondu au traditionnel exercice de la Saint-Valentin. Ryan Murphy en profite, une fois de plus, pour enfoncer le clou sur la visibilité et l’égalité des droits

[Spoilers] Sugar Motta, la riche fille à papa, décide pour la Saint-Valentin d’organiser une méga-party chez Breadsticks, le resto où les ados ont l’habitude de se retrouver. Sur cette base, le scénario développe quatre lignes narratives majeures. D’abord, le couple Brittana. Alors que Brittany montre dans les couloirs de l’école la playlist qu’elle a faite pour Santana et que cette dernière s’apprête à l’embrasser pour la remercier, les deux pom-pom girls se font attraper par le directeur qui a reçu une plainte et leur demande de ne pas exhiber leur préférence en public. Du coup, Santana, agacé et par provoc’, demande à God Squad, un groupe vocal religieux menée par Mercedes (et qui inclue Quinn et Joe Hart, nouveau personnage chanteur-chrétien au look de Jesus babacool) de faire la sérénade pour sa belle en échange de « ten bucks » comme le groupe l’a fait pour Rachel à la demande de Finn. Au cours de leur réunion de groupe suivante, Mercedes demande au nouveau venu Joe s’il est confortable avec cette idée vu que religion et homosexualité ne font pas bon ménage. S’en suit un dialogue assez savoureux :

Joe : je n’ai jamais rencontré quelqu’un de gay.
Quinn : je t’assure que si.
Mercedes : on dit qu’une personne sur dix est gay. Et si c’est vrai, cela veut dire qu’un des douze apôtres était sans doute gay. A mon avis c’est Simon parce que c’est le plus gay des prénoms.

En parallèle, on découvre les deux papas de Rachel qui semblent soutenir à fond le mariage de leur fifille avec Finn et qui, pour la Saint-Valentin, organisent un repas chez eux avec les beaux-parents de leur petite chérie. A la fin du dîner, tous le monde est d’accord pour laisser Finn dormir dans la chambre de Rachel. LE couple de teenagers, qui n’a pas l’habitude de partager un quotidien et une salle de bain, se dispute. Ce qui ravie les deux pères. On découvre qu’ils trouvent ce mariage prématuré et adopte la stratégie du tout-oui persuadés que cela provoquera un tout-non. Mais, Finn et Rachel se réconcilient et décident d’aller à la soirée chez BreadSticks. Le duo formé par Jeff Goldblum et Brian Stokes Mitchell est excellent. Là encore, les dialogues font mouche jouant la carte du « double-entendre » comme disent les ricains (voir la conversation sur le lubrifiant avec le père de Finn, garagiste, au cours du dîner familial) .

Autre ligne narrative avec Kurt qui reçoit tous les jours des mots d’amour d’un inconnu. Persuadé qu’il s’agit de son Blaine toujours en repos chez lui après sa blessure à l’œil, Kurt rejoint plus tôt la fête à l’invitation de son amoureux mystérieux. Mais, le Valentin qui l’a couvert de mots doux et de chocolats pendant la semaine est l’ex gay refoulé et agressif Karofsky. Kurt, touché, lui fait comprendre qu’il est en couple. Ce qui conclue la troisième ligne narrative sur l’homosexualité en un seul épisode.

Arrive donc la fameuse fête de Saint-Valentin. Joe annonce à Santana qu’il est absolument pour que le groupe chante une chanson d’amour à Brittany. Et donc, le God Squad enchaîne sur une sérénade rythmée devant l’assemblée. Et bien sûr, les deux jeunes femmes s’embrassent. Ce baiser, tant attendu par les fans LGBT qui commençaient à s’énerver de ne pas le voir arriver, je dois le dire, ne m’a pas convaincu. Le moment n’est pas intime ou particulièrement touchant et relève plus de l’exercice de style. Il fallait le faire, et elles l’ont fait,  maintenant on peut passer à autre chose.

Était bien plus émouvante, la reprise par Mercedes du titre de Whitney Houston. La lycéenne s’est séparée de son footballeur après lui avoir parlé de son amour pour Sam.  Résultat : elle se sent honteuse, en porte-à-faux avec ses convictions (« j’ai menti, j’ai trompé » dit-elle) et incapable d’être en couple avec son blondinet à grande bouche (quatrième ligne narrative majeure). D’où le « I Will Always Love You ». Le choix de ce titre dans l’épisode (du coup dédié à la pop star décédée) est une coïncidence malheureuse et la séquence, du coup prend une autre dimension.

http://youtu.be/_kZO6smypHw

Personnalités LGBT | Rewind | TV Shows | Veni Vidi Movie | 12.02.2012 - 10 h 55 | 1 COMMENTAIRES
Rewind: « Kill Your Darlings », « Week-end », Stephan Elliott, « Smash »

Étiquettes : , , , , ,

AMERICAN (& BRITISH) IDOLS

Cette semaine, on continue dans la série « l’histoire LGBT vue d’Hollywood, c’est trop cool ». Alors que, mercredi prochain, le public français va enfin pouvoir décider qui de David Cross (I’m Not There) ou de James Franco (Howl, qui sort mercredi) aura le mieux incarné Allen Ginsberg à l’écran, il faudra désormais ajouter à l’équation Daniel Radcliffe qui n’en finit plus, en reprenant le rôle du poète, de conforter son statut gay-friendly. Lors de la Berlinale, on a appris que Michael C. Hall, Jennifer Jason Leigh et Kyra Sedgwick viendraient étoffer encore plus le casting déjà impressionnant de Kill Your Darlings, où l’on retrouve déjà Ben Foster (William Burroughs, notre pédé junkie préféré), Jack Houston (sous les traits de Jack Kerouac), Elizabeth Olsen (sœur des célèbres jumelles, et révélation de Martha Marcy May Marlene), Dane deHaan (Chronicle) et Harry Potter himself donc.

Le film s’inspire d’un fait-divers où, en 1944 :  le journaliste Lucien Carr (deHaan) assassina son ami David Kammerer (Hall) et convoqua pour sa défense alors l’argument de «gay panic defence », réunissant les figures-phares de la « Beat Generation » qui défendirent leur ami inculpé. Si l’on aurait vite fait d’accorder un crédit à sa parole quand le méchant prédateur homosexuel prend les traits de Dexter Morgan, on se rappelle aussitôt qu’on avait repéré pour la première fois deHaan, comme Mia Wasikowska, dans la série In Treatment, en adolescent gay perturbé et instable, rôle qu’il conforte visiblement dans Chronicle. Ce projet alléchant est la première réalisation de John Krokidas et sera produit par l’iconique et inévitable productrice lesbienne, Christine Vachon, et la sortie du film est programmée aux US pour 2013.

Tom Cullen

Ce sont autant d’angles sur l’homosexualité, aussi réjouissants et qui semblent tellement inspirer les cinéastes, qui me donnent encore plus hâte de pouvoir découvrir le 28 mars le très attendu film du britannique Andrew Haigh, Week-end, découvert notamment en France à l’automne au festival « Chéries-Chéris » (dont certains Yaggeurs semble-t-il), qui promet d’être débarrassé de tous ces tics (aussi efficaces et nécessaires qu’ils peuvent s’avérer, face à l’histoire racontée) sur la caractérisation des homosexuels à l’écran, mais aussi ceux de certains cinéastes gays eux-mêmes, pouvant pêcher par excès de (auto?) complaisance, puisque le véritable tour de force du film est d’avoir réussi à séduire un public large, autant si ce n’est plus (à son échelle, cela va sans dire) que Brokeback Mountain, autour d’une simple histoire romantique entre deux hommes. On me rétorquera que, certes, le film d’Ang Lee n’est pas super jouasse non plus, et que, si ça se trouve, ils meurent à la fin! Le buzz s’est en tout cas développé de façon assez intrigante pour m’interpeller, et je suis ravi qu’un jeune inconnu comme Tom Cullen, non content de rafler bien des prix un peu partout, fasse la sensation avec un tel rôle, et qu’Andrew Haigh confirme son talent, après Greek Pete, bien au-delà du cercle des festivals. Assurément une de mes plus grandes attentes de l’année.

 

PRISCILLA QUI MANGE UN SVELTESSE, CA VOUS ETONNE?

Vous aussi, vous confond(i)ez John Cameron Mitchell avec Stephan Elliott? Bizarrement, non, me direz-vous, car si le public et la critique ont rapidement confirmé les espoirs placés en l’auteur d’ Hedwig and The Angry Inch, ils ont tout aussi vite fait de jeter l’éponge avec celui de Priscilla, folle du désert. Et pour cause, pour ceux qui ont avait vu le pénible Voyeur (remake de Mortelle Randonnée) et ne sont probablement pas dérangés pour Un Mariage de rêve, « costumade » et bluette peut-être sympathique mais déjà tombée dans l’oubli. Le cynique en moi n’a pu s’empêcher de soupçonner un potentiel « P.R. stunt » lorsque, il y a deux semaines, lors de la cérémonie des AACTA (Australian Academy of Cinema and Television Arts) Awards, il a fait, à 47 ans, son coming-out devant le gratin de l’industrie australienne :

Fondamentalement, j’avais peur de qui j’étais. En fait, j’étais terrifié à l’idée r d’être gay. Même après Priscilla, je me suis mis au vert parce que fondamentalement j’avais peur de ma famille. Et ce soir, je fais mon coming-out.

Mais en relativisant, il faut bien admettre qu’il n’est pas donné à tous d’avoir la force de caractère et la personnalité affirmée du réalisateur de Rabbit Hole, et que, vu de France, où ce n’est (pour la plupart) qu’une simple formalité, il n’est pas évident de concevoir que la sexualité d’un réalisateur, si elle ne constitue pas un atout, ou du moins juste un simple fait, puisse être un obstacle dans l’épanouissement d’une carrière. Or, si l’on croit ses termes, ce n’est ni l’un ni l’autre, mais d’abord une étape personnelle et d’un geste très intime, dont il n’appartient à personne de juger, surtout pas ceux qui se plairaient à se dire que pour eux, c’est une formalité, ça se fait comme de passer une lettre à la Poste. Il n’empêche que dans cette histoire, ce qui est le plus triste, c’est que, non seulement, bon nombre de spectateurs « supposaient » déjà l’éventualité de cet état de faits, mais que, de toute évidence, cela l’a clairement handicapé dans son évolution artistique. Reste à espérer qu’au moins, ça lui permette de faire de bons films maintenant parce que bon…

 

« THAT » ‘S ENTERTAINMENT

Je n’avais jamais remarqué que la Saint-Valentin pouvait constituer un prétexte calendaire de sweeps (périodes de ventes d’espaces publicitaires où les séries ont le potentiel de se faire un maximum de promotion et d’audience) , ce qui paraît évident pour un mois de février, mais ça l’est encore moins quand on se dit que, quand même, une série qui attendrait la moitié des épisodes diffusés pour développer les relations sentimentales de ses personnages pourrait ainsi trahir sa difficulté à les faire évoluer sur un rythme normal. Donc, pas de baiser gay pour moi dans cette semaine dans Happy Endings (je ne suis pas à jour, et j’aime pas les spoilers!) ni lesbien dans Glee (faut dire que j’ai arrêté avec les niaiseries estampillées Ryan Murphy). Surtout, que, de façon assez invraisemblable, j’ai trouvé celle qui la remplacera – ou plutôt, qui aura le potentiel d’accomplir tout ce qui manque à mes yeux dans la série de la FOX – dans mon coeur, et ce, en un seul épisode, c’est-à-dire la sensation Smash, le dernier bébé – et, à ce stade, dernière bouée de sauvetage – de NBC. Comme le fait remarquer YCCallmejulie, « vous échangerez les querelles inters couloirs du lycée de Glee pour les rivalités de jeunes actrices, les egos de metteur en scène et les problèmes financiers des producteurs ». Certes, ne soyons pas dupes, le postulat n’est pas sans facilités, et surfe allègrement, comme Glee avec American Idol, sur la vague des télé-crochets musicaux dont le  « lead-in » est The Voice, qui vient de trouver un bon tremplin en diffusant son « season premiere » à la suite du Super Bowl (qui a connu cette année un nouveau record d’audience – et qui lui-même s’est vu offrir une mini-polémique complètement pourrie mais toujours efficace quand il s’agit de faire parler de soi avec un doigt d’honneur de 1/38 de seconde par M.I.A. , invitée avec Nicki Minaj pour le show de mi-temps de Madonna).

Pour en revenir à Smash, ce qui est rafraîchissant est de se trouver devant des personnages d’adultes qui ne sont pas caractérisés comme des pisseuses de 14 ans: l’auteur (Debra Messing) et sa vie de famille chamboulée par sa vie professionnelle, l’envers peu reluisant d’un financement où une rancune personnelle peut mettre dans le coma la gestation de longue date d’un projet (Angelica Huston et son futur ex-mari qui n’hésite pas anéantir une production), la jeune ingénue (Katharine MacPhee, ex-« rebut » d’American Idol) déjà bien épanouie dans le privé qui ne renonce néanmoins pas à ses rêves, la méchante blonde (Megan Hilty, qui a fait ses preuves sur les planches et dont les courbes, enfin réalistes, se distinguent) qui n’est pas « méchante » (juste « blonde », comme Marylin) et surtout qui court le risque de voir ses rêves écrasés par la potentielle absence d’un « petit plus » malgré une formation professionnelle très carrée… Après, il y a bien d’autres clichés moins subtils, et son aspect semi-documentaire/« derrière les coulisses » peut se révéler à double tranchant s’il n’est pas transfiguré, mais c’est un des rares pilotes qui m’a donné envie de croire en son potentiel cette année – mais pas au moins d’être absolument émerveillé et bouche bée par les talents de la jeune ingénue, mais je lui laisse le bénéfice du doute. Souhaitons donc, que, même si comme certains ici, le label ne m’inspire pas plus confiance qu’il ne devrait à la base, il permettra, à l’instar d’autres séries produites par Monsieur Hollywood, de rester à l’antenne assez longtemps pour rectifier les quelques défauts de la série. Vu le naufrage qu’a connu Pan Am en termes d’audience après un début très prometteur, elle n’est pas à l’abri d’une dégringolade mais, encore une fois, je me surprends à avoir envie d’y croire, surtout quand les passages musicaux sont moyennement à mon goût – à la base, celui-ci aurait dû tuer ce projet dans l’oeuf pour moi, et pourtant… On saura assez vite de quoi il en retourne.

Tout Perso | TV Shows | 09.02.2012 - 12 h 17 | 13 COMMENTAIRES
Séries TV : de l’horreur du doublage

Étiquettes : , , , , ,

Hier au soir, en attendant ma moitié qui avait un dîner de travail, je me suis collée au lit avec Ipad et, réalisant que TF1 passait les épisodes 7.17 et 7.18 de Grey’s Anatomy – à savoir le passage pré et post accident de voiture , je me suis dit : « tiens jetons un œil ». Et là, je suis tombée des nues. Vanter les mérites de la VO sous-titrée équivaut à enfoncer une porte ouverte. Je n’avais jamais vu Grey’s Anatomy en VF et, après cette fâcheuse expérience, je ne reverrai certainement jamais la série  dans la langue de Molière. Les voix françaises, pour certains personnages, sont effarantes, je penses notamment à Marc qui perd le granuleux de sa voix de tombeur. L’épisode musical (le 7.18) perd lui bien la moité de sa force lyrique. Les voix, superposées à celles non doublées dans les passages chantées, créent une dissonance insupportable et les lyrics sont à moitié traduits.

Mais, ce qui m’a le plus contrarié est l’influence normative  que la version française donne au couple Calzona. La voix française de Callie est nunuche et très fille, alors que l’actrice, Sara Ramirez a une voix d’alto (à savoir plutôt grave pour une femme). A l’inverse la voix française d’Arizona donne au personnage un dimension plus rentre dedans. Ce choix m’agace car il fait glisser le couple vers un représentation des genres beaucoup plus normés : d’un côté la fille bi qui aime les robes et de l’autre la lesbienne grande gueule (l’épisode 7.17 en français, lorsque Marc et Arizona préparent la fête pré natale de Callie,  est particulièrement réducteur mais je n’ai pas trouvé l’extrait en VF). Ci-après un petit comparatif atterrant, notamment pour Callie.

Par curiosité, je suis allée entendre les voix françaises de Rizzoli and Isles. Et là,  ma souffrance a décuplé. Les voix des personnages  sont peu ou prou similaires – ce qui écrasent les nuances et, là pour le coup, la dimension butch/girlie du duo. Et surtout,  je rappelle qu’Angie Harmon, qui joue Jane, a une voix rauque et profonde qui vous (en tout cas moi c’est sûr) secoue jusqu’au tréfond.

Si vous aussi vous avez des exemples de doublage qui vous ont écœuré, je vous en prie, ce post a une fonction libératoire : lâchez vous et faites part de vos expériences.

TV Shows | 02.02.2012 - 12 h 51 | 4 COMMENTAIRES
Upstairs Downstairs : le drama britannique va inclure un couple lesbien

Étiquettes : , , ,

Décidemment, les productions britanniques sont plus que dynamiques dans la visibilité LGBT (je vous parlais de Bad Girls, il ya Skins pour les Ados, le retour prochain de Lip Service…). Cette fois c’est une série historique du petit écran UK qui se lance sur le créneau. Upstairs Downstairs fut d’abord diffusée de 1970 à 1975. Le titre résume le sujet : la vie de l’Angleterre d’en bas (les employés de maison) et celle d’en haut (les maîtres de maison) et l’évolution sociale des rapports de classe sur au début du 19eme siècle. En 2010, BBC poursuit la série qui apparaît comme la réponse de la chaîne au succès de Downtown Abbey diffusé sur le réseau ITV. Une première vague de de trois épisodes relance donc l’intrigue qui reprend en 1936, soit six ans après la fin de la version des années 70. Sir Hallam Holland, diplomate, s’installe avec sa femme, Lady Agnes, dans une demeure londonienne, et engage Rose Buck (ancienne soubrette de la première version), qui gère désormais son agence d’employés de maison, pour recruter des domestiques et faire renaître la gloire passée des lieux.

Six nouveau épisodes vont être diffusés ce printemps. On y découvrira l’histoire d’amour entre Blanche Mottershead (Alex Kingston aka Elizabeth Corday d’Urgences), la tante de Sir Hallam Holland, et Lady Portia Alresford (Emilia Fox), nouvelle venue et ancienne amante de la-dite tantine. A l’inverse du Duc de Crowborough qui reste in-the-closet dans Downtown Abbey, le couple révèlera cette relation qui s’inscrit dans la tradition des amours romantiques de la période edwardienne (en gros du début du siècle au naufrage du Titanic) provoquant la controverse au sein de la famille.

 via Pink News et @Judith

TV Shows | 02.02.2012 - 11 h 48 | 6 COMMENTAIRES
Bad Girls : un remake américain sur le feu

Étiquettes : , , , ,

Avant The L Word, il y eut une vie lesbienne sur le petit écran et ce par l’entremise de la série britannique Bad Girls qui sévit de 1999 à 2006 sur le réseau ITV et fut vendue un peu partout dans le monde (y compris en France sur AB1 puis NT1). En 8 saisons, la vie de ces femmes en prison a attiré l’attention des lesbiennes notamment, sur les trois premières, via une histoire d’amour passionnée entre Nikki, condamnée pour avoir tué le policier violeur de sa petite amie et Helen, hétéro fiancée, qui gère l’aile G de la prison de Larkhall où justement Nikki est enfermée. Rencontre, hésitation, lutte légale et illégale pour faire sortir de prison Nikki… Après nombres de revirements, la saison 3 se finissait sur un happy-end censé se poursuivre. Pourtant, les deux personnages ne revinrent pas dans la saison suivante. Pour le plaisir, une scène coupée au montage qui n’aurait pas du l’être :

Depuis la fin de la diffusion, les américains tournent autour de la série. Ce fut d’abord HBO qui, surfant sur le succès de OZ, a d’abord, sans suite, voulu tenter le coup. Sans être un remake, The Farm, spin-off de The L Word,  dont le premier épisode pourtant tourné n’a jamais été diffusé, reprenait le même concept et était aussi basé sur la vie de détenues avec en personnage central Alice.

Aujourd’hui, c’est NBC qui a donné son accord pour le tournage d’un pilote. Le producteur exécutif du projet n’est autre que John Wells (ER, Shameless et Southland série qui fut pourtant éjectée de NBC avant d’être reprise par TNT). Le premier épisode sera écrit par Nancy Pimental (qui a produit et écrit pour Shameless). On ne sait rien encore du cast.

via DeadLine

Pubs | Rewind | TV Shows | Veni Vidi Movie | 28.01.2012 - 15 h 48 | 4 COMMENTAIRES
Rewind : les absents des Oscars/Césars, Il n’y a pas de rapport sexuel, House of Lies et Southland

Étiquettes : , , , , , , , ,

Aujourd’hui débarque une nouvelle rubrique (à déguster le week-end) nourrie par NecRubiKon qui a accepté d’utiliser l’espace de ce blog pour nous faire part de ses avis sur l’actu ciné, tv, et autres du moment. Cette semaine dans le Rewind de NecRubiKon : les absents des Césars et Oscars, Il n’y a pas de rapport sexuel de Raphaël Siboni et une analyse queer des séries House of Lies et Southland.

WE NEED TO TALK ABOUT TILDA (& CELINE)

Sans m’étendre sur la grande annonce de la semaine, à savoir les nominations aux Oscars nul doute que les plus grands absents de la liste, à savoir Michael Fassbender et Tilda Swinton, n’oublieront pas que 2011 fut une grande année pour eux. Tilda Swinton avait autre chose à fêter cette semaine (en classieux complet Céline – voir photo), à savoir la présentation au Core Club de New York du court-métrage Here, qu’elle a conçu en compagnie de son metteur en scène d’ Io Sono L’Amore, Luca Guadagnino, pour la chaînes d’hôtels Luxury Collection. Qui mieux qu’elle pouvait personnifier cette profusion de minimalisme chic, de classe tout en pudeur et de perfection? Or, semblable à sa déjà légendaire humilité, elle n’a pas choisi de se mettre en scène et a fait appel à une autre déesse pour se mettre de l’autre côté de la caméra, à savoir la sculpturale Agyness Deyn, qui convoque les fantômes des grandes héroïnes hitchcockiennes, de Kim Novak à Tippi Hedren, en les plongeant dans un jeu de pistes, les projetant un peu partout à travers le globe, dans les sites de luxueux hôtels Starwood,  étourdissant de beauté et réminsicent du dernier long-métrage du réalisateur. Il faut le dire, ça a quand même une autre gueule que le néanmoins sympathique court-métrage de John Cameron Mitchell et Marion Cotillard réinvestissaient les rôles de Richard Avedon et Lauren Hutton, et, ironiquement, cela reste dans la droite lignée du grand thème célébré par la profession cette année, à savoir l’hommage par le pastiche à l’Age d’Or du cinéma ( The Artist, le Méliès de Hugo Cabret, ou la Monroe de My Week With Marilyn..;)

Céline Sciamma et Adele Haenel au cocktail des Révélations Césars 2012

Plus près de nous, les nominations des Césars ont, elles aussi, fatalement commis quelques injustices. En même temps, en gonflant plusieurs de ses catégories à sept nommé(e)s, elle a bien pris en compte le caractère assez fastueux de cette année grand cru pour le cinéma français. Bien évidemment, c’est l’absence de Céline Sciamma et de  Tomboy qu’on remarquera immédiatement, mais plus encore, celle de Bertrand Bonello et de son Apollonide (à mes yeux, le plus beau film français de l’année) surtout quand l’Académie essaie de se la jouer aussi bien hipster  (Alain Cavalier et Pater ? Vraiment?), bon et grand  public  (les Toldenano/Nakache et Intouchables) qu’ oecuménique (Aki Kaürismaki et Le Havre). Le fait que, non pas un mais ces trois aient damé le pion à  L’Apollonide – Souvenirs de la maison close me révulse au plus haut point (le premier, surtout). D’ailleurs, à mes yeux, Céline aurait largement également mérité de leur passer devant. Ravi en revanche pour le succès (plus attendu, certes) de Valérie Donzelli et Maïwenn, et, si contre-courant il y a, j’espère qu’une d’elles – voire les deux – emporte la mise en scène, même si il semble que rien ne puisse barrer la barre à Hazanavicius cette année et, sans la considération de Bonello, à juste titre.

MONDO GONZO

Enfin, largement moins glamour, je vous recommande, si ce n’a pas déjà été fait, d’aller voir Il n’y a pas de rapport sexuel de Raphaël Siboni (bande-annonce ici), entreprise de désacralisation cash mais en même temps légère de l’envers du X, à travers un montage constitué à partir de milliers d’heures de rushes des making-of des tournages de l’acteur-producteur-réalisateur HPG. Ici, on appelle un chat un chat, on montre littéralement ce qu’il y a voir, la lumière n’est jamais tamisée et c’est de façon très crue et honnête qu’est présenté l’envers de ces décors. Honnête, car le réalisateur, issu de l’art contemporain, ne cherche pas à tomber dans le glauque ni pour autant à l’éviter. En reprenant pour titre la phrase de Lacan, il met bien en évidence que le spectacle ici présenté est paradoxalement dilué dans un mécanisme étouffant , répondant au rythme de la production industrielle. Pourtant,  il y distille de façon aussi naturelle des moments de tendresse, comme ces deux acteurs se réconfortant dans une étreinte lors d’une pause, ou encore cette obèse joviale qui sortait visiblement d’une longue « saison sèche »;  des moments de cruauté et de drôlerie, parfois en même temps (ah le pauvre acteur « puceau » de tournage qui se voit pour ses premiers pas invité/berné/influencé à tourner une scène gay parce que « oh, c’est con, l’acteur qui devait faire le passif n’est pas là, c’est-y pas dommage », ou encore ces acteurs enthousiasmés par une scène BDSM gay, avec sling et balançoire à la clé, mais avec le sourire imperturbablement scotché aux lèvres, les yeux nimbés de vapeurs de GHB, qui aboutit sur une coda loufoque, dérangeante et puissante de tout ce petit monde en descente, entre sérénité et épuisement).

 THE F WORD

Côté petit écran, Je reviendrais d’abord cette semaine sur la nouveauté House of Lies. Si vous avez été teasé(e) par la vidéo montrée dans la rubrique A l’heure américaine, sachez que vous n’en verrez pas plus : les deux femmes qui fricotent dans les toilettes, semblent avoir été surtout prétexte pour introduire la Némésis de Marty Kaan, le personnage principal interprété par Don Cheadle. Depuis, rien n’a été développé, que ce soit sur un plan narratif ou à l’échelle humaine. Il s’agit de vendre du pitch, de l’accroche publicitaire, un ton subversif (qui consiste surtout à aligner des clichés m’as-tu-vu et une boursouflure de l’ensemble pesant par son inconsistance). Un des seuls fils rouges pour moi viable est Roscoe Kaan (Donis Leonard Jr.) fils du personnage principal qui, dans le pilote, s’habillait en jupes et collants rose/fuschia/mauve et rêvait de jouer Sandy dans une adaptation de Grease pour son école. J’étais donc curieux de voir jusqu’où cette série si « subversive » irait s’aventurer pour développer cette thématique. A priori pas bien loin. Soit c’est juste une phase – après tout, c’est normal, il est trop jeune pour savoir qui il est vraiment, et expérimente donc à sa façon. Soit, c’est une position revendiquée.  Mais, quand le fils, en appât, glisse discrètement à son père qu’on l’a traité de « fudge-packer » (terme qui désigne, en langage imagé, un homo), c’est d’abord pour faire valoir que Marty Kaan est un type bien au fond – pas comme son ex-épouse et mère du garçon, immédiatement identifiée comme mauvaise (elle a rompu contact avec son fils et ne supporte pas l’idée d’avoir donné naissance à un futur « tranny », travesti). Dans le tout dernier épisode, le fils demande de but en blanc s’il est normal d’aimer à la fois un garçon… et une fille. Balancée de façon totale à l’arrache, cette réplique sert, bien sûr, à poser au centre de la scène le papa, ce « héros qui est sûrement bon au fond ». L’ensemble est traité avec lourdeur, arrogance et prétention et,  en guise de personnages, on a surtout droit à des pantins destinés à vendre le ton décalé des séries de la chaîne Showtime. C’est là que le souvenir d’ United States of Tara, qui avait la décence de présenter son personnage de type homosexuel comme un personnage à part entière, s’est rappelé à moi, et que, celle-ci disparue des écrans, je ne vois pas plus rien d’un tant soit peu intéressant à me mettre sous la dent sur cette chaîne.

Rose Rollins - Southland

Dans les bonnes nouvelles, par contre, je suis ravi de reprendre une dose hebdomadaire de l’excellente série Southland, annulée prématurément par NBC – quand on voit ce qui leur reste aujourd’hui, c’est limite bien fait pour leur gueule – et reprise depuis sur TNT.  Pour un cop-show situé à L.A., la série désarçonne vraiment, se rapprochant plus des territoires visités par les Michael Mann, Frederick Wiseman, et des policiers des années 70 que du bling-bling des succès à la CBS. Je suis sûr que certains trouveront à redire sur la description un poil trop parcimonieuse de l’identité sexuelle de l’officier John Cooper (Michael Cudlitz), savamment rebaptisé par les fans « Cuddlybear » ou « l’ourson qu’on a envie de serrer fort dans ses bras »), dont le nom reflète assez bien le caractère classique du personnage.  Après tapé un grand coup de pied dans fourmilière à ses débuts, en nous présentant cet “All-Amercian hero” échappant aux stéréotypes médiatiques des personnages gays, la série a pris avec des pincettes le développement de cet aspect du personnage et ne l’a convoqué que par petites touches. Bien que fines, elles sont visuellement assez fortes, par leur subtilité et leur caractère imposant à la fois, et il n’en faut pas plus – pour l’instant. Lors de la saison précédente, la sexualité de John Cooper n’a pas vraiment été mise en valeur, servant un peu trop de miroir à ses penchants addictifs, mais je ne pense pas qu’elle y a été dépeinte de façon à le noyer dans une spirale. Cette série est magnifique par son réalisme, sa crédibilité, son absence de spectaculaire qui permet à cette dimension-là de rejaillir de façon plus nue et percutante. Du côté des personnages féminins, si l’on regrette l’absence d’Arija Bareikis qui jouait l’officier Chickie Brown, on est soulagé de se rappeler que la détective Lydia Adams est un des plus beaux personnages de la série et à quel point l’actrice qui l’incarne, Regina King, demeure toujours aussi fantastique, fascinante de subtilité et -hélas – cruellement sous-estimée. Si j’attends encore un peu avant de juger l’addition de Lucy Liu au casting, on sera, je pense, tous ravis d’apprendre que Rose Rollins (The L Word) porte aussi bien l’uniforme de flic que celui de militaire.

TV Shows | 27.01.2012 - 11 h 28 | 6 COMMENTAIRES
« DTLA » : nouvelle série queer avec Darryl Stephens et Erin Daniels

Étiquettes : , , , ,

C’est une (presque) bonne nouvelle : une nouvelle série queer  devrait voir le jour en avril prochain sur OUTtv, la chaîne canadienne LGBT. Le projet, produit par Larry Kennar (qui était aussi prod executif sur The L Word et D.E.B.S.), s’appelle DTLA, Downtown Los Angeles. La série suit le parcours difficile de Lenny (le craquant Darryl Stephens vu dans Noah’s Arc) et Bryan (Matthew Stephen Herrick), un couple de six ans dont la relation s’étiole et les oblige à affronter la réalité d’une situation qui va affecter leurs vies mais aussi celle de leurs amis. Erin Daniels joue la psy de Lenny qui traîne son homme en séance dans l’espoir de mettre les non-dits sur le tapis.

Si je parle de presque bonne nouvelle, c’est qu’il faut encore un peu de sous pour finaliser la post-production. Six épisodes de trente minutes ont été bouclés mais il manque encore 25 000 dollars pour que le show soit assuré  d’être prêt à temps. Je ne doute pas que cela se fasse, d’autant que sur le site Kickstarter, via lequel on peut financièrement soutenir le projet,  une saison 2 est déjà évoquée.

Ci-après la bande annonce, enjoy !

via Out.com

TV Shows | Veni Vidi Movie | 19.01.2012 - 15 h 29 | 1 COMMENTAIRES
GLAAD Media Awards 2012 : les nominations

Étiquettes : , ,

Comme chaque année, le GLAAD remet ses prix, au cours d’une cérémonie en trois temps (New-York le 24 mars, Los Angeles le 21 avril et San Francisco le 2 juin) pour saluer le travail accompli pour favoriser la visibilité LGBT dans les médias (ciné, TV, théâtre, musique, blog, bande-dessinée, etc.).  Il vient de dévoiler la sélection pour cette cuvée 2012. Deux projets attendus pour les films à grande distribution : Albert Nobbs et J. Edgar, plus la belle surprise Beginners. Tomboy de Céline Sciamma (youpi!) est sélectionné dans la catégorie film à distribution limitée, aux côtés de Circumstance, Gun Hill Road, Pariah et Week-end.

On retrouve, pour la télé, des habitués comme  Grey’s Anatomy pour la catégorie drama, Modern Family et Glee tout deux gagnants l’année dernière dans la catégorie comédie.

Je retiendrai côté musique Lady Gaga présente avec son incontournable « Born This Way », côté comics la désormais lesbienne Batwoman qui est revenue en 2011 avec une nouvelle série, et côté blogs l’excellent Towelroad.  Ci-après la sélection en images :

Mon seul regret : les webséries ne concourent pas, ce qui devient problématique quand on voit la qualité des productions en ligne (et là, je pense fortement à Seeking Simone).

Retrouvez l’intégralité de la sélection ICI.

TV Shows | 18.01.2012 - 15 h 54 | 9 COMMENTAIRES
Glee : et dans les rôles des pères de Rachel…

Étiquettes : , , ,

On sait depuis le début que Rachel, la star-is-soon-to-be-born de la série Glee, a deux papas. Mais ces papas-là, on ne les avait jamais vus. Il paraît que Ryan Murphy ne voulait pas les montrer. Il a depuis changé d’avis.  La chaîne Fox a donc recruté deux messieurs : j’ai nommé Jeff Goldblum (monsieur La Mouche himself) et Brian Stokes Mitchell, petite figure de petit écran (vu dans Le Prince de Bel-air, Frasier ou Ugly Betty) mais grande figure de Broadway (Man of La Mancha, Ragtime et Mail). Le monsieur a donc de la voix et, bien sûr, chantera dans la série. Tout comme Jeff Goldblum dont les performances musicales sont peut-être moins connues à l’internationale. Il est pourtant un pianiste de jazz confirmé et  il a même eu une nomination aux Tony Awards pour sa performance dans The Pillowman.

Le couple apparaîtra pour la première fois dans l’épisode Saint-Valentin du 14 février intitulé « Heart ». Bref,  encore une pierre LGBT à ajouter à la maison Glee.

Et en bonus, une vidéo des qualités de M. Brian Stokes Mitchell (on sait désormais de qui Rachel tient son côté perfection guimauve un peu tête-à-claque) :

Via le yaggeur Jaydee dont je vous recommande, au passage, le blog ciné.

TV Shows | Veni Vidi Movie | 16.01.2012 - 07 h 54 | 9 COMMENTAIRES
Golden Globe Awards 2012 : l’Artist et la Lady

Étiquettes : , , , ,

La remise des prix des Golden Globes, la grande cérémonie made in U.S. qui récompense les meilleurs films, téléfilms et séries, s’est tenue hier au soir. Petit cocorico, The Artist est reparti avec trois statuettes (Meilleure bande originale, Meilleur film dans le genre comédie ou comédie musicale, et Meilleur acteur pour Jean Dujardin) ce qui augure un bon présage pour les Oscars qui se tiendront dans un moi et demi.

Rayon cinéma, Meryl Streep remporte (première manche remporté avant les Oscars face à Glenn Close dans Albert Nobbs) le prix de la meilleure actrice catégorie drame avec The Iron Lady, un film qui enthousiasme essentiellement pour la performance de l’actrice qui en est à sa 8eme statuette toute catégorie confondue. Michelle Williams en Marilyn Monroe, elle, dans la catégorie meilleure actrice catégorie comédie/comédie musicale pique la statuette, entre autres,  à Charlize Theron (Young Adult), Kristen Wiig (BridesMaids )et au duo Jodie Foster/Kate Winstlet de Carnages Mesdames les actrices, cette année pour gagner, fallait donner dans le biopic.  Le meilleur film dramatique va à The Descendants de Alexander Payne qui dame le pion est au dernier Scorcese (Hugo Cabret) et au dernier Spielberg (War Horse) qui étaient également nommés.  Christopher Plummer avecson rôle de père gay dans Beginners remporte le prix du meilleur acteur dans un rôle de soutien et donne de la voix pour les LGBT, précisant (voir vidéo qui suit) : »les personnages gays sont des êtres humains, nous sommes tous exactement pareils… Les homos font partie de notre société et ce depuis les Égyptiens ».

Côté télévision, Modern Family et sa famille homoparentale se distingue dans la catégorie meilleure série – comédie/comédie musicale, privant  Glee, qui n’avait qu’une seule nomination, d’une énième récompense. Je ne cache pas ma satisfaction de voir Claire Danes (meilleure actrice) pour Homeland et Jessica Lange (meilleure actrice dans un rôle de soutien) pour American Horror Story repartir avec elles aussi leurs Golden Globes. Ce sont les deux séries (il faut encore que je vois Boss), qui ont, pour moi, marqué la rentrée 2011. A propos de Jessica Lange, elle a annoncé être en pourparlers avec Ryan Murphy pour revenir dans une saison 2. Ce qui n’était pas gagné d’avance puisque le concept de la série est de suivre une maison et une famille par année. L’actrice dans son speech a tout particulièrement  remercié les scénaristes de la série qui lui ont donné matière à exercer son talent :

Homeland rafle aussi le titre de meilleure série dans la catégorie drame  face à Game of Thrones, Boardwalk Empire, Boss et American Horror Story. Quand je vois cette sélection, je me dis que le choix était impossible ; les séries étant, certes « dramatiques », mais dans des genres si différents.  A part BoardWalk Empire, Game of Thrones via l’excellentissime Peter Dinklage (meilleur acteur dans un rôle de soutien) et Boss via Kelsey Grammer (meilleur acteur) ont aussi eu leurs statuettes. Autre actrice à être saluée : Laura Dern pour le très bon Enlightened de HBO. Si elle a raté le prix de la meilleure  actrice catégorie comédie-ciné, Kate Winslet repart avec celui de la catégorie drame-tv pour Miledred Pierce. Une victoire plutôt attendu.

Au regard des nommés, le verdict, pour ce que j’ai vu, me semble plutôt cohérent. Petite surprise somme toute : Matt LeBlanc et sa victoire avec la série Episodes. Ci-après le palmarès dans son intégralité. Vous pouvez retrouver également toute la liste des nommés  sur le site officiel des Golden Globe Awards : ICI

CINÉMA

MEILLEUR FILM DRAMATIQUE
«The Descendants»

MEILLEURE PERFORMANCE PAR UN ACTEUR DANS UN FILM – DRAME
George Clooney – «The Descendants»

MEILLEURE PERFORMANCE PAR UNE ACTRICE DANS UN FILM – DRAME
Meryl Streep – «The Iron Lady»

MEILLEUR FILM – MUSICAL OU COMÉDIE
«The Artist»

MEILLEURE PERFORMANCE PAR UN ACTEUR POUR UN FILM – MUSICAL OU COMÉDIE
Jean Dujardin – «The Artist»

MEILLEURE PERFORMANCE PAR UNE ACTRICE POUR UN FILM – MUSICAL OU COMÉDIE
Michelle Williams – «My Week with Marilyn»

MEILLEURE PERFORMANCE PAR UN ACTEUR POUR UN RÔLE DE SOUTIEN DANS UN FILM
Christopher Plummer – «Beginners»

MEILLEURE PERFORMANCE PAR UNE ACTRICE POUR UN RÔLE DE SOUTIEN DANS UN FILM
Octavia Spencer – «The Help»

MEILLEUR RÉALISATEUR – FILM
Martin Scorsese – «Hugo»

MEILLEUR FILM – ANIMATION
«The Adventures of Tintin»

MEILLEUR FILM DE LANGUE ÉTRANGÈRE
«Une séparation» (Iran)

MEILLEUR SCÉNARIO – FILM
«Midnight in Paris» –  Woody Allen

MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE – FILM
«The Artist» – Ludovic Bource

MEILLEURE CHANSON ORIGINALE – FILM
«Masterpiece», «W.E.» – Musique et paroles par Madonna, Julie Frost et Jimmy Harry

TÉLÉVISION

MEILLEURE SÉRIE DRAMATIQUE
«Homeland» (Showtime)

MEILLEUR ACTEUR TÉLÉ – DRAMATIQUE
Kelsey Grammer – «Boss»

MEILLEURE ACTRICE TÉLÉ – DRAMATIQUE
Claire Danes – «Homeland»

MEILLEURE SÉRIE – COMÉDIE/COMÉDIE MUSICALE
«Modern Family» (ABC)

MEILLEUR ACTEUR TÉLÉ – COMÉDIE/COMÉDIE MUSICALE
Matt Leblanc – «Episodes»

MEILLEURE ACTRICE TÉLÉ – COMÉDIE/COMÉDIE MUSICALE
Laura Dern – «Enlightened»

MEILLEURE MINI-SÉRIE OU MEILLEUR TÉLÉFILM
«Downton Abbey» (PBS)

MEILLEURE ACTRICE – TÉLÉFILM/MINI-SÉRIE
Kate Winslet – «Mildred Pierce»

MEILLEUR ACTEUR – TÉLÉFILM/MINI-SÉRIE
Idris Elba – «Luther»

MEILLEUR ACTEUR DE SOUTIEN – SÉRIE, MINI-SÉRIE, TÉLÉFILM
Peter Dinklage – «Game of Thrones»

MEILLEURE ACTRICE DE SOUTIEN – SÉRIE, MINI SÉRIE, TÉLÉFILM
Jessica Lange – «American Horror Story»

Publicité