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YCCallmeJulie
mes pérégrinations dans l'entertainment lesbien (et gay)
Personnalités LGBT | Rewind | TV Shows | Veni Vidi Movie | 12.02.2012 - 10 h 55 | 1 COMMENTAIRES
Rewind: « Kill Your Darlings », « Week-end », Stephan Elliott, « Smash »

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AMERICAN (& BRITISH) IDOLS

Cette semaine, on continue dans la série « l’histoire LGBT vue d’Hollywood, c’est trop cool ». Alors que, mercredi prochain, le public français va enfin pouvoir décider qui de David Cross (I’m Not There) ou de James Franco (Howl, qui sort mercredi) aura le mieux incarné Allen Ginsberg à l’écran, il faudra désormais ajouter à l’équation Daniel Radcliffe qui n’en finit plus, en reprenant le rôle du poète, de conforter son statut gay-friendly. Lors de la Berlinale, on a appris que Michael C. Hall, Jennifer Jason Leigh et Kyra Sedgwick viendraient étoffer encore plus le casting déjà impressionnant de Kill Your Darlings, où l’on retrouve déjà Ben Foster (William Burroughs, notre pédé junkie préféré), Jack Houston (sous les traits de Jack Kerouac), Elizabeth Olsen (sœur des célèbres jumelles, et révélation de Martha Marcy May Marlene), Dane deHaan (Chronicle) et Harry Potter himself donc.

Le film s’inspire d’un fait-divers où, en 1944 :  le journaliste Lucien Carr (deHaan) assassina son ami David Kammerer (Hall) et convoqua pour sa défense alors l’argument de «gay panic defence », réunissant les figures-phares de la « Beat Generation » qui défendirent leur ami inculpé. Si l’on aurait vite fait d’accorder un crédit à sa parole quand le méchant prédateur homosexuel prend les traits de Dexter Morgan, on se rappelle aussitôt qu’on avait repéré pour la première fois deHaan, comme Mia Wasikowska, dans la série In Treatment, en adolescent gay perturbé et instable, rôle qu’il conforte visiblement dans Chronicle. Ce projet alléchant est la première réalisation de John Krokidas et sera produit par l’iconique et inévitable productrice lesbienne, Christine Vachon, et la sortie du film est programmée aux US pour 2013.

Tom Cullen

Ce sont autant d’angles sur l’homosexualité, aussi réjouissants et qui semblent tellement inspirer les cinéastes, qui me donnent encore plus hâte de pouvoir découvrir le 28 mars le très attendu film du britannique Andrew Haigh, Week-end, découvert notamment en France à l’automne au festival « Chéries-Chéris » (dont certains Yaggeurs semble-t-il), qui promet d’être débarrassé de tous ces tics (aussi efficaces et nécessaires qu’ils peuvent s’avérer, face à l’histoire racontée) sur la caractérisation des homosexuels à l’écran, mais aussi ceux de certains cinéastes gays eux-mêmes, pouvant pêcher par excès de (auto?) complaisance, puisque le véritable tour de force du film est d’avoir réussi à séduire un public large, autant si ce n’est plus (à son échelle, cela va sans dire) que Brokeback Mountain, autour d’une simple histoire romantique entre deux hommes. On me rétorquera que, certes, le film d’Ang Lee n’est pas super jouasse non plus, et que, si ça se trouve, ils meurent à la fin! Le buzz s’est en tout cas développé de façon assez intrigante pour m’interpeller, et je suis ravi qu’un jeune inconnu comme Tom Cullen, non content de rafler bien des prix un peu partout, fasse la sensation avec un tel rôle, et qu’Andrew Haigh confirme son talent, après Greek Pete, bien au-delà du cercle des festivals. Assurément une de mes plus grandes attentes de l’année.

 

PRISCILLA QUI MANGE UN SVELTESSE, CA VOUS ETONNE?

Vous aussi, vous confond(i)ez John Cameron Mitchell avec Stephan Elliott? Bizarrement, non, me direz-vous, car si le public et la critique ont rapidement confirmé les espoirs placés en l’auteur d’ Hedwig and The Angry Inch, ils ont tout aussi vite fait de jeter l’éponge avec celui de Priscilla, folle du désert. Et pour cause, pour ceux qui ont avait vu le pénible Voyeur (remake de Mortelle Randonnée) et ne sont probablement pas dérangés pour Un Mariage de rêve, « costumade » et bluette peut-être sympathique mais déjà tombée dans l’oubli. Le cynique en moi n’a pu s’empêcher de soupçonner un potentiel « P.R. stunt » lorsque, il y a deux semaines, lors de la cérémonie des AACTA (Australian Academy of Cinema and Television Arts) Awards, il a fait, à 47 ans, son coming-out devant le gratin de l’industrie australienne :

Fondamentalement, j’avais peur de qui j’étais. En fait, j’étais terrifié à l’idée r d’être gay. Même après Priscilla, je me suis mis au vert parce que fondamentalement j’avais peur de ma famille. Et ce soir, je fais mon coming-out.

Mais en relativisant, il faut bien admettre qu’il n’est pas donné à tous d’avoir la force de caractère et la personnalité affirmée du réalisateur de Rabbit Hole, et que, vu de France, où ce n’est (pour la plupart) qu’une simple formalité, il n’est pas évident de concevoir que la sexualité d’un réalisateur, si elle ne constitue pas un atout, ou du moins juste un simple fait, puisse être un obstacle dans l’épanouissement d’une carrière. Or, si l’on croit ses termes, ce n’est ni l’un ni l’autre, mais d’abord une étape personnelle et d’un geste très intime, dont il n’appartient à personne de juger, surtout pas ceux qui se plairaient à se dire que pour eux, c’est une formalité, ça se fait comme de passer une lettre à la Poste. Il n’empêche que dans cette histoire, ce qui est le plus triste, c’est que, non seulement, bon nombre de spectateurs « supposaient » déjà l’éventualité de cet état de faits, mais que, de toute évidence, cela l’a clairement handicapé dans son évolution artistique. Reste à espérer qu’au moins, ça lui permette de faire de bons films maintenant parce que bon…

 

« THAT » ‘S ENTERTAINMENT

Je n’avais jamais remarqué que la Saint-Valentin pouvait constituer un prétexte calendaire de sweeps (périodes de ventes d’espaces publicitaires où les séries ont le potentiel de se faire un maximum de promotion et d’audience) , ce qui paraît évident pour un mois de février, mais ça l’est encore moins quand on se dit que, quand même, une série qui attendrait la moitié des épisodes diffusés pour développer les relations sentimentales de ses personnages pourrait ainsi trahir sa difficulté à les faire évoluer sur un rythme normal. Donc, pas de baiser gay pour moi dans cette semaine dans Happy Endings (je ne suis pas à jour, et j’aime pas les spoilers!) ni lesbien dans Glee (faut dire que j’ai arrêté avec les niaiseries estampillées Ryan Murphy). Surtout, que, de façon assez invraisemblable, j’ai trouvé celle qui la remplacera – ou plutôt, qui aura le potentiel d’accomplir tout ce qui manque à mes yeux dans la série de la FOX – dans mon coeur, et ce, en un seul épisode, c’est-à-dire la sensation Smash, le dernier bébé – et, à ce stade, dernière bouée de sauvetage – de NBC. Comme le fait remarquer YCCallmejulie, « vous échangerez les querelles inters couloirs du lycée de Glee pour les rivalités de jeunes actrices, les egos de metteur en scène et les problèmes financiers des producteurs ». Certes, ne soyons pas dupes, le postulat n’est pas sans facilités, et surfe allègrement, comme Glee avec American Idol, sur la vague des télé-crochets musicaux dont le  « lead-in » est The Voice, qui vient de trouver un bon tremplin en diffusant son « season premiere » à la suite du Super Bowl (qui a connu cette année un nouveau record d’audience – et qui lui-même s’est vu offrir une mini-polémique complètement pourrie mais toujours efficace quand il s’agit de faire parler de soi avec un doigt d’honneur de 1/38 de seconde par M.I.A. , invitée avec Nicki Minaj pour le show de mi-temps de Madonna).

Pour en revenir à Smash, ce qui est rafraîchissant est de se trouver devant des personnages d’adultes qui ne sont pas caractérisés comme des pisseuses de 14 ans: l’auteur (Debra Messing) et sa vie de famille chamboulée par sa vie professionnelle, l’envers peu reluisant d’un financement où une rancune personnelle peut mettre dans le coma la gestation de longue date d’un projet (Angelica Huston et son futur ex-mari qui n’hésite pas anéantir une production), la jeune ingénue (Katharine MacPhee, ex-« rebut » d’American Idol) déjà bien épanouie dans le privé qui ne renonce néanmoins pas à ses rêves, la méchante blonde (Megan Hilty, qui a fait ses preuves sur les planches et dont les courbes, enfin réalistes, se distinguent) qui n’est pas « méchante » (juste « blonde », comme Marylin) et surtout qui court le risque de voir ses rêves écrasés par la potentielle absence d’un « petit plus » malgré une formation professionnelle très carrée… Après, il y a bien d’autres clichés moins subtils, et son aspect semi-documentaire/« derrière les coulisses » peut se révéler à double tranchant s’il n’est pas transfiguré, mais c’est un des rares pilotes qui m’a donné envie de croire en son potentiel cette année – mais pas au moins d’être absolument émerveillé et bouche bée par les talents de la jeune ingénue, mais je lui laisse le bénéfice du doute. Souhaitons donc, que, même si comme certains ici, le label ne m’inspire pas plus confiance qu’il ne devrait à la base, il permettra, à l’instar d’autres séries produites par Monsieur Hollywood, de rester à l’antenne assez longtemps pour rectifier les quelques défauts de la série. Vu le naufrage qu’a connu Pan Am en termes d’audience après un début très prometteur, elle n’est pas à l’abri d’une dégringolade mais, encore une fois, je me surprends à avoir envie d’y croire, surtout quand les passages musicaux sont moyennement à mon goût – à la base, celui-ci aurait dû tuer ce projet dans l’oeuf pour moi, et pourtant… On saura assez vite de quoi il en retourne.

Personnalités LGBT | 10.02.2012 - 14 h 12 | 1 COMMENTAIRES
Martina Navratilova : un poignet de fer pour une main de velours

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Ce week-end, je vais vivre un rêve d’enfant. Et c’est au stade Coubertin que ça se passera, dimanche. Mais ce n’est pas tant la finale du 20e Open GDF Suez qui me fait sauter au plafond (bon, je ne vais pas craché dessus non plus, surtout si Sharapova est de la partie) que le match d’exhibition qui aura lieu avant et qui, le temps d’un double, regroupe quatre légendes : Martina Hingi, Amélie Mauresmo, Monica Seles et surtout … Martina Navratilova. En une phrase : il aura fallu que j’attende 30 ans, pour voir jouer mon idole en vrai.

Je ne vais pas vous faire une bio de la joueuse la plus titrée de l’histoire du tennis féminin, simple et double confondus. Pour ça, il y a le wiki. Par contre, j’avais envie de faire un rétro/info-visionnage. D’abord, via un petit documentaire sur Navratilova et Wimbledon, le tournoi qui a fait sa gloire (vous pouvez activer les sous-titres en anglais via la touche CC) :

Je voulais aussi vous faire partager cette vidéo, plutôt émouvante (notamment lorsqu’elle remercie son ancienne rivale des courts), dans laquelle Martina Navratilova revient sur sa rivalité avec Chris Evert, qui avec l’annonce de son homosexualité, a tourné à la prise de position socio-politique : d’un côté l’américaine  girl-next-door, de l’autre la vilaine tchécoslovaque lesbienne.

Ce que j’admire chez Navratilova, outre son jeu, est d’avoir fait un coming-out en 1981  dans un pays qui lui a certes ouvert ses portes (elle fut naturalisée américaine la même année) sans pour autant l’adopter sur un court. Dans la vidéo qui suit, elle revient sur cette période. Elle explique : « je venais de quitter la Tchécoslovaquie pour être libre et je ne pouvais pas faire mon coming-out à cause des sponsors, je ne pouvais pas faire mon coming-out parce que ma petite amie [à l’époque la basketteuse Nancy Lieberman] était in-the-closet, c’était le bordel. »

Pour conclure cette minute midinette tout à fait égoïste, une photo qui pourrait être ajoutée au blog Yagg « déjà, tout petit » :

P.S. (tout à fait personnel) : C. et M. je me dois publiquement de vous remercier, you make (one of) my dream(s) come true.

Coin lectures | Personnalités LGBT | 31.01.2012 - 15 h 31 | 4 COMMENTAIRES
« Full service », le livre qui révèle les pratiques bi et gay des stars américaines des années 40 à 60

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Ah l’âge d’or du cinéma hollywoodien, ces stars en noir et blanc qui font rêver les masses… L’envers du décor que nous raconte Scotty Bowers, des années 40 aux années 60,  n’est pas aussi papier glacé que ce que l’on a voulu nous faire croire. On sait depuis la révélation, à l’époque choc, de la mort de Rock Hudson des suites du Sida, que les histoires bien proprettes racontées dans les magazine people étaient, pour la plupart, mises en scènes par des escadrons de conseillers en communication. Dans un livre à paraître le 14 février intitulé Full Service: My Adventures in Hollywood and the Secret Sex Lives of the Stars, co-écrit avec Lionel Friedberg, célèbre réalisateur et producteur de documentaires,  Scotty Bowers, aujourd’hui 88 ans, nous raconte comment il a croisé les grands noms Hollywood et  organisé pour eux des rendez-vous extra-conjugaux. Ce Marine, de retour du front,  dégote un job de pompiste à Hollywood. Sa belle gueule attire l’attention de l’acteur d’origine canadienne Walter Pidgeon qui l’engage comme call-boy (pour rester polie). C’est le début d’une ascension de l’ombre qui amène Bowers à se constituer un carnet de stars bi ou gay qu’il fournit en partenaires. L’homme explique comment, à cette époque, la brigade des mœurs faisaient de nombreuses descentes dans les bars gays. Il était hors de question de s’afficher. Bowers aurait ainsi fournir en amants et maîtresses Cary Grant, Spencer Tracy, Katharine Hepburn dont il clame lui avoir présenté plus de 150  femmes, ou encore Cole Porter, le Duc et la Duchesse de Windsor. Au fil des ans, son carnet s’étend à des personnalités hétérosexuelles. Dans les années 80, avec l’apparition du Sida, il arrête son activité.

Scotty Bowers explique pourquoi il a attendu avant de raconter sa vie :

Je suis resté silencieux toutes ces années parce que je ne voulais blesser personne. Et je n’étais pas fasciné. Alors quoi, ils aimaient le sexe. Qu’est-ce que ça peut faire? [..] Je n’ai pas besoin d’argent. J’ai finalement dit oui parce que je ne rajeunis pas et que toutes mes combines de l’époque sont enterrées. La vérité ne peut plus blesser personne.

Le livre n’est pas encore sorti mais le buzz se fait déjà entendre. Cynthia McFadden, responsable de la succession Hepburn, ne souhaite pas commenter, technique qu’elle a toujours pratiquée. Jennifer Grant, la fille de Cary, claironne que son père était hétéro et riait des rumeurs qui lui prêtaient des préférences homo. James Curtiz, auteur d’une récente biographie sur Spencer Tracy, lui, précise que les anecdotes de M. Bowers ne sont pas vérifiables. Juridiquement, en tout cas, il semblerait que la sortie de ce livre (et de ce qu’il contient) n’est pas attaquable. Matt Tyrnauer, producteur et réalisateur d’un documentaire sur Valentino, a déjà signé un contrat avec Scotty Bowers pour acheter les droits.

Ces révélations vont sans doute provoquer de vives réactions. Sans entrer dans le débat du c’est faux/c’est vrai, cela peut au moins permettre de lever le voile sur la bulle bien proprette qui était  de mise à l’époque et montrer que avant aussi il y avait des stars bis et gays, que ce n’est pas une mode grandissante des années 2000. Pour reprendre les paroles de M. Christopher Plummer prononcées lors de sa victoires aux Golden Globes 2012 pour son rôle de gay dans Beginners : »l’homosexualité fait partie de notre société depuis les Egyptiens ». Aucune raison donc que Hollywood y ait échappé.

source : New York Times

Personnalités LGBT | Pubs | 01.12.2011 - 11 h 49 | 3 COMMENTAIRES
Funny : Ellen DeGeneres et son Iphone 4S

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Ceci n’est pas un post geek, pourtant je m’en vais vous parler de l’Iphone 4S. La grande nouveauté de ce modèle est SIRI qui vous permet d’utiliser votre voix pour non seulement commander votre smartphone mais aussi avoir des réponses. Lorsqu’Ellen DeGeneres s’amuse avec ce nouveau compagnon (en l’occurrence compagne puisque la voix est féminine), elle découvre que Siri a aussi du caractère.

Faut-il comprendre que les lesbiennes, et plus largement les gays, représentent une cible de choix pour Apple? Une récente étude, menée par Blue Kai Research Company, sur le profil des  acheteurs d’Ipad nous montre en tout cas que si tu es un homme (de préférence travaillant dans le secteur de la Santé), que tu as un animal de compagnie, que tu es un acheteur régulier de jeux vidéos, que tu manges bio et que tu vis en ville, tu as décroché le pompon du meilleur profil. Est-ce que les gays se reconnaissent là-dedans? A vous de me dire. Personnellement, je ne suis pas un homme mais je mange bio, j’habite Paris, je joue aux jeux vidéos mais je ne les achète pas, je n’ai pas d’animal de compagnie mais un enfant… au finish,  j’ai un Ipad et un Iphone (mais aussi un PC adoré chéri).

Personnalités LGBT | 22.11.2011 - 11 h 56 | 13 COMMENTAIRES
Giuseppe Schisano : premier acteur italien à faire son coming-out trans

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Aujourd’hui, je voudrais saluer un jeune acteur de la télé italienne Giuseppe Schisano, qui dans un pays où les droits LGBT rament encore plus qu’en France (quoique?), vient de faire son coming-out trans. Ce nom ne vous dit certainement rien. Pourtant, Giuseppe Schisano, est une de ces belles gueules de la télé italienne qui a tourné dans la série de la Rai1 Io e mio figli (série policière de prime-time).

Ce napolitain de 32 ans, a publiquement annoncé qu’il avait entamé un processus pour changer sexe et devenir Vittoria. Alors qu’il tournait CanePazzo, l’acteur n’a plus supporté le déni dans lequel il vivait, expliquant :

Quand vous êtes jeune vous ne comprenez pas exactement ce que vous ressentez et du coup vous vous radicalisez. Donc, je me suis de plus en plus masculinisé. Je me suis laissé pousser la barbe et je suis allé à la gym pour développer une musculature plus masculine que j’aurais naturellement eu.   Puis, sur le tournage de CanePazzo, lorsqu’il a fallu jouer un personnage d’hétéro caricatural […] j’ai littéralement  fait une crise identitaire. Je me regardais dans le miroir et je ne pouvais pas me reconnaître. J’aimais  l’homme que je voyais, mais comme petit ami, pas pour moi-même.

Giuseppe a fait une dépression. Au début, il n’a osé en parler à personne. Puis, il s’est finalement confié à quelques amis puis à, sa sœur, modèle féminin qui l’a soutenu. Avec ses parents, la démarche a été plus difficile.

Aujourd’hui, Vittoria espère pouvoir décrocher des rôles féminins. Sa démarche, dans un pays tel que l’Italie, est des plus courageuses. Elle espère faire évoluer l’image du transsexualisme qui renvoie encore trop à la prostitution : « Je veux porter un message d’une normalité différente. »

via Il Corriere de la Serra

Personnalités LGBT | 18.11.2011 - 11 h 29 | 4 COMMENTAIRES
Interview : Ruta Gedmintas et son côté tomboy

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En attendant le retour de Lip Service (si le tournage est bouclé depuis cet été, on ne sait toujours pas à quelle date BBC3 diffusera la saison 2), je vous propose de découvrir un tout récent entretien de Ruta Gedmintas aka Frankie donné à Hunger TV. Si le personnage de lesbienne séductrice-paumée-à-la-Shane de Lip Service ne me fait guère tourner la tête, Ruta Gedmintas, l’actrice, titille nettement plus mon intérêt. Le côté british sympa et sexy me rapelle Lena Heady (dont je suis grande fan) et la fraîcheur qui se dégage de la jeune femme ne fait qu’ajouter à son charme. Elle revient sur sa formation et raconte que son professeur de théâtre lui reprochait d’être trop tomboy et qu’elle devait « trouver sa féminité ». Ce côté garçon manqué est cependant ce qui a permis à Ruta de décrocher le rôle de Frankie. L’actrice revient également sur la difficulté à tourner des scènes de sexe devant une équipe de tournage. A la question « qu’est ce que ça vous fait d’être une icône gay? », elle répond :

Je ne peux toujours pas m’imaginer que je le suis [une icône gay]. Je sais que j’ai plus de followers sur Twitter maintenant. J’apprécie que ce programme ait augmenté la représentation des gays dans les médias, j’aime le fait que les gens peuvent aimer ou détester Frankie. […) Si d’une manière ou d’un autre cela peut aider des jeunes qui se sentent perdus comme Frankie, c’est génial.

Avec un grand sourire, elle raconte également qu’après avoir joué des personnages de filles mal dans leur peau, elle voudrait bien être un personnage fort, genre une sorcière dans une production fantasy.

Je dois dire que la joie de vivre de Ruta Gedmintas dans cet interview m’enchante. Et lorsqu’elle précise que si elle n’était pas actrice, elle mènerait une vie « très simple et nature »,  je la crois bien volonté.

 

Personnalités LGBT | 20.10.2011 - 13 h 22 | 0 COMMENTAIRES
Purple rain

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Aujourd’hui, c’est le Spirit Day. Je me répète un peu puisque j’en ai déjà parlé il y a quelques jours pour vous prévenir mais, comme c’est important, je préfère la redite au silence. Cette date anniversaire créée en 2010, après le suicide de 6  jeunes LGBT, est née aux Etats-Unis. Porter du pourpre le 20 octobre, cela veut dire se battre contre le harcèlement à l’encontre des LGBT. Vous n’êtes pas obligé(e)s d’être lesbienne, gay, bi ou trans pour montrer votre soutien.

Il suffit juste de se rendre sur la page du GLAAD pour coloriser en pourpre votre avatar : allez, un petit clic histoire de nourrir un peu plus cette purple rain.

Personnalités LGBT | 17.10.2011 - 08 h 48 | 12 COMMENTAIRES
Zachary Quinto ose sortir du placard

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Il aura choisi le New York Magazine pour l’annoncer : oui, il est gay. Après les rumeurs qui ont circulé sur son orientation, l’acteur (qui a explosé dans le rôle de Sylar, le méchant de Heroes, a confirmé sa stature en reprenant le rôle de Spok dans Star Trek) se confie pour la première fois. Le déclencheur de ce coming-out risqué : sa participation pendant onze mois dans la pièce de la série Angels in America, qui aborde le début des années Sida :

Jouer cette pièce m’a fait prendre conscience de la chance que j’avais d’être né à mon époque. De ne pas avoir été le témoin de la dissémination d’une entière génération de gens talentueux et importants. Et en même temps, en tant qu’homosexuel, cela me donne le sentiment qu’il reste tant à faire.

On espère que ce coming-out n’endiguera pas la carrière de l’acteur que l’on va retrouver très prochainement dans la série American Horror Story.

Non classé | Personnalités LGBT | Pubs | 14.10.2011 - 11 h 13 | 4 COMMENTAIRES
Le GLAAD lance une nouvelle campagne contre le harcèlement

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Hier, le GLAAD (Gay & Lesbian Alliance Against Defamation) a lancé une nouvelle campagne « Amplify your voice » contre le harcèlement des LGBT. De nombreuses célébrités ont collaboré au projet, prêtant leurs voix pour faire mieux entendre celles des jeunes qui souffrent de discrimination.
Dans la vidéo ci-dessous, on retrouve Chaz Bono, dont la participation à la nouvelle saison de Dancing with The Stars (US) ne cesse de faire couler de l’encre, Naya Rivera qui tient le rôle de la lesbienne in-the-closet de la série Glee. Parmi les autres contributeurs : le cast de Pretty Little Liars (série qui propose aussi un personnage lesbien), Kristin Chenoweth, Vinny Guadaginino, Rashida Jones, Dustin Lance Black, Sandra Lee, Mario Lopez, Shaquille O’Neal, Amy Poehler, Tori Spelling & Dean McDermott, Ariel Winter.

Pour voir les autres vidéos, c’est par ici.

Je vous rappelle que le 20 octobre prochain, si vous souhaitez soutenir la communauté LGBT, vous pouvez suivre le mouvement américain qui consiste à porter du violet le jour du Spirit Day, date qui marque le suicide de 6 adolescents (Tyler Clementi, Asher Brown, Seth Walsh, Justin Aaberg, Raymond Chace et Billy Lucas) qui, ne supportant plus le harcèlement homophobe rencontré dans leur quotidien, se sont suicidés.

via le GLAAD

Personnalités LGBT | 27.09.2011 - 10 h 35 | 32 COMMENTAIRES
Leisha Hailey, de « The L Word », victime de discrimination

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Le buzz qui s’est emparé de twitter hier au soir à de quoi agacer la communauté lesbienne et plus largement LGBT. L’actrice et chanteuse Leisha Hailey s’est tout bonnement faite descendre d’un avion de la compagnie South West Airlines lundi soir. Le motif : elle embrassait sa petite amie. Furieuse, Hailey a aussitôt envoyé une salve de tweets via son compte @Leisha_Hailey (et aussi celui de son groupe @UhHuhHerMusic) :

On comprend que l’actrice/chanteuse soit remontée : c’est un stewart qui l’a faite descendre de l’avion, elle et sa copine, expliquant que South West était une compagnie « familiale ». Hailey de commenter à juste titre :

Depuis quand montrer de l’affection à la personne qu’on aime est illégal? J’aimerais comprendre ce que South West appelle la « famille »  […] Je connais plein de familles homoparentales que j’aimerais leur présenter. Boycotter @SouthwestAir si vous êtes gay. Ils ne nous aiment pas.

L’actrice précise, toujours sur son compte twitter, avoir pris des vidéos de l’incident. La compagnie, quant à elle, dans un communiqué de presse, présente de très moyennes et formelles excuses :

Les rapports initiaux indiquent que nous avons reçu plusieurs plaintes de passagers qui caractérisent le comportement montré comme étant excessif. Notre équipage, responsable du confort de tous les clients à bord, a approché les passagères à cause de leur comportement et non de leur genre.  La conversation a dégénérée et il était préférable de la poursuivre au sol et non en vol. Nous déplorons toute circonstance susceptible de ne pas offrir à un passager une expérience positive avec la South West, et nous sommes  prêts à travailler directement avec les passagers concernés et présenter nos excuses sincères pour avoir été en deçà de  leurs attentes.

Coïncidence digressive, hier au soir, j’ai regardé Pan Am, la nouvelle série de ABC. Dans l’épisode pilote, parmi les passagers de ce premier vol en jet vers Londres, se trouve un couple qui s’embrasse à bouche que veux-tu, au point que l’hôtesse de l’air est obligée de leur taper sur l’épaule pour les interrompre… juste pour leur présenter les menus. Les amoureux ne se font pas virer de l’avion pour comportement « excessif ». Il faut dire qu’on est en 1968, qu’il s’agit d’un couple de jeunes mariés, blancs, plutôt aisés (ils possèdent un appareil photo dernier cri)… c’est de la télé quoi. Dans la vraie vie, en 2011, on se fait jeter parce qu’on est un couple de lesbiennes.

via Towelroad

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